De Alexis Hontang pour Typomag
Almaritsu étonne et détonne. C’est la première
réalisation du chalonnais Damien Montaron, pour qui originalité n’est
pas un vain mot.
Dans le paysage cinématographique français, Almaritsu est un OVNI. « Un film inclassable qui peut apparaître à la fois dans toutes les catégories », explique son jeune réalisateur de 23 ans, Damien Montaron. « On frôle toutes les frontières : entre l’animation et le film de fiction, entre le film d’art et d’aventure. » Un
film de 29 minutes n’est pas banal. Rajoutez qu’il est sans dialogues,
avec deux personnages principaux réels, mais évoluant dans un décor
fantastique, et vous obtiendrez un concentré d’Almaritsu. « On
voulait lui donner de l’originalité, mais aussi un côté de jamais-vu,
dans le sens où c’est ma propre vision qui est représentée. »
Le titre aussi sort tout droit de cet univers onirique. Inutile de chercher Almaritsu dans un dictionnaire, il n’a aucun sens. « Mais il veut tout dire ! », indique le réalisateur chalonnais, tout en révélant une anecdote assez incroyable sur ce mot : « C’est
l’acteur qui a décidé du mot. C’est un condensé de tout ce qu’il
ressentait lors de la prise. Avant, personne ne savait ce qu’il allait
dire, même moi ! L’acteur était seulement au courant que la parole
choisie deviendra le titre du film. »
Des inventions saugrenues
Les
aventures de Pamphile et Théo se passent dans une ville où s’élèvent
des gratte-ciel à l’aspect fort fantaisiste. Ils chinent dans les rues
pour récupérer les déchets des habitants, pour ensuite leur redonner
une seconde vie, grâce à des inventions aussi saugrenues les unes que
les autres. « Pour réaliser les décors, nous avons aussi fait les poubelles, cherché derrière les usines pour récupérer ces objets », poursuit Damien Montaron, membre par ailleurs du collectif Alteréaliste. « C’est absolument que de la récupération. » En suivant leurs péripéties, le public découvre « ma vision du monde, un présent assez pessimiste à travers une autre réalité. »
Ces 29 minutes dans l’imagination fertile et sans bornes du
réalisateur pour qui Almaritsu est le premier film, sont
l’aboutissement d’un an et demi de travail, dont une semaine complète
de tournage sur Chalon-sur-Saône et Saint-Rémy, 5 semaines de
postproduction et 3 mois rien que pour la confection des décors. Le
film a été présenté mardi dernier au cinéma Axel de Chalon en présence
de toute l’équipe, des acteurs, des figurants dont les parents de
Damien. La projection dans une salle archicomble a été un « soulagement. Le public est venu. Une vraie consécration ! »
Vidéo de l'interview
Voir aussi le site « Altaristu, un monde pour vos yeux d’enfants » : http://almaritsu.monsieur-mani.com/
Et pour finir découvrez les talents de dessinateur, graphiste, vidéaste de Damien sur son site : http://www.monsieur-mani.com
DVD Altamistu en vente à
l’Univers du livre de Chalon (8 euros) et également sur le site du film
www.typomag.net - redaction@typomag.net - 03 85 43 40 40 - 06 21 04 83 36
clemi dijon
Dominique Gaye
coordonnateur académique du Clemi de l'académie de Dijon
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